La rencontre de Sophie avec...
Dans le cadre de ses podcasts, Sophie tend son micro à celles et ceux qui font le territoire du Sud-Manche.
La Rencontre de Sophie
Granville, 3 décembre 2025
Rencontre avec Daniel Mouton du collectif citoyen de défense des axes ferroviaires du Sud-Manche
Daniel Mouton, cheminot retraité passionné, partage son expertise et ses propositions pour revitaliser le transport ferroviaire dans notre territoire, un enjeu écologique et social.
Daniel Mouton prend la parole lors de la semaine du climat à Granville, le 3 décembre 2025 (cc) Sophie
Dans le cadre de ses podcasts à la rencontre de celles et ceux qui font le territoire, Sophie a tendu son micro à Daniel Mouton dans le cadre de la Semaine du Climat des Rencontres Granvillaises (thème : « Construisons notre futur maintenant »). Au programme : Les mobilités douces et l’avenir du train en Normandie notamment le développement des connexions autour du réseau ferroviaire Paris-Granville et des solutions concrètes inspirées d’autres régions (train-tram, tarification à 1€…).
20 décembre 2025
La Rencontre de Sophie
Avranches, 18 septembre 2025
Paroles de citoyen.nes mobilisé.es
Au moins 500 citoyens et citoyennes de tous âges et horizons se sont retrouvé.es à Avranches, le 18 septembre, pour manifester dans une ambiance musicale mais déterminée à l’appel de l’intersyndicale. Tout en défilant entre la place Littré et la place Patton, éducateurs, paysans, retraité.es, membres d’association et de collectifs, entre autres, ont exprimé leur colère contre la détérioration des services publics, l’injustice sociale croissante et leurs inquiétudes pour l’avenir.
Pendant la manifestation à Avranches,le jeudi 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
Dans le cadre de ses podcasts à la rencontre de celles et ceux qui font le territoire, Sophie a tendu son micro à quelques un.es des manifestant.es mobilisé.es le 18 septembre dernier à Avranches.
Un malaise social généralisé
Dans les secteurs de la petite enfance, du médico-social ou de l’éducation, la même lassitude transparaît : « On demande toujours plus de performance, mais avec de moins en moins de moyens, ce n’est plus tenable », déplore une éducatrice, qui insiste sur la souffrance des professionnels du secteur.
Un enseignant évoque la fermeture de classes et la baisse des budgets dédiés à l’école et à la culture, pointant le manque criant de ressources humaines et matérielles. La précarité des retraites, l’augmentation de la dette publique et le recul de l’âge de départ à la retraite nourrissent également la mobilisation : « On vient pour nos jeunes pour qu'ils puissent avoir la retraite à 60 ans, il n'y a pas de métier facile. Moi, à la fin, je ne dormais plus la nuit à cause de la charge de travail », confie une ancienne agente du Trésor public, marqué par la surcharge et le stress liés à la suppression de postes.
Revendications multiples et solidarité
Face à l’austérité et aux menaces de restrictions budgétaires, certains manifestants insistent sur la nécessité de préserver des services publics efficaces. Pour les agriculteurs, c’est la question de la juste rémunération et de la survie de la petite paysannerie qui prévaut : « Ce sont toujours les mêmes qui profitent du système, jamais les plus petits », estime un maraîcher bio. Pour lui comme pour beaucoup d’autres manifestant.es, la loi Duplomb a été un choc révélateur.
D’autres, membres de collectifs de défense des droits des femmes, rappellent l’urgence de lutter contre les violences sexistes et sexuelles, particulièrement en zone rurale où elles sont davantage invisibilisées. « Donc on va continuer à militer aujourd'hui, les autres jours où il faudra faire grève, aller dans la rue, on sera toujours là. »

Un appel à la justice sociale et à la démocratie
Au fil des échanges, le constat d’une société qui creuse les inégalités se fait quasi unanime. Nombreux sont ceux à exiger une meilleure répartition des richesses, citant la nécessité de mesures plus solidaires comme la taxe sur les hauts revenus : « la taxe Zucman, donc 2% par rapport à des millions ça ne fait pas grand-chose, ça soulagerait un petit peu les finances de l'État, et on a besoin de ça. ».
Au cœur de la manifestation émerge la priorité de l’intérêt général et l’importance d’une solidarité intergénérationnelle : « J'ai été longtemps dans le social, donc la question de la solidarité, je poursuis ça même pendant ma retraite puisque je fais partie d'une association qui œuvre beaucoup pour la solidarité : Essen’SEL [NDLR : Système d'Echange Local] d'Avranches. Et donc ma présence ici est aussi dans cet esprit de solidarité ».
Et l’appel à la démocratie revient sans cesse : « Ça sert à quoi de voter si on n'est pas entendu ? Après on se plaint du taux d'abstention. Mais si on n'entend pas le vote, qu'est-ce qui vous reste en fait ?! » s’exclame une jeune employée. « On n’a pas été entendus dans les urnes, alors on fait entendre nos pas dans la rue », conclut une retraitée.
Cette journée d’action à Avranches très suivie comme dans toute la France semble témoigner d’un malaise profond, mais aussi d’une volonté de défendre un modèle social en danger et de porter haut la voix de celles et ceux qui ont soif de justice sociale et semblent déterminé.es à poursuivre le mouvement.
L’intersyndicale s’est réunie vendredi 19 septembre et donne jusqu’à mercredi 24 à Sébastien Lecornu pour répondre à ses revendications. Les huit principales organisations de salariés pourraient appeler à de nouvelles manifestations si le premier ministre n’apportait pas de réponses à la hauteur de leurs attentes. 22 septembre 2025
La Rencontre de Sophie
Tirepied, 24 avril 2025
Riverains de la Sée et des côtiers granvillais, apportez de l'eau au moulin!
Il y a de forts enjeux autour de l’eau sur le bassin versant de la Sée et pour les fleuves côtiers granvillais. Et on nous demande notre avis. C'est le moment de le donner, sur certains marchés entre le 8 et le 15 mai, lors d'une réunion publique et sur internet jusqu'au 31 mai.
Aurélie Joué sur le marché de Carolles, le jeudi 8 mai 2025 (cc) Affichage libre
Dans le cadre de ses podcasts à la rencontre de celles et ceux qui font le territoire, Sophie a tendu son micro à Aurélie Joué, animatrice du Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) du bassin de la Sée et des côtiers granvillais. L’entretien a eu lieu le 24 avril 2025 à l’Ecoparc de Tirepied dans l’antenne Sud du SMPGA (Syndicat de mutualisation de l’eau potable du Granvillais et de l’Avranchin), structure porteuse du SAGE.
Née et grandie dans le Sud-Manche, Aurélie Joué a gardé ses attaches avec la campagne à travers des études dans le domaine de l’environnement et l'aménagement du territoire. Elle explique combien la question de l’eau est un élément crucial : approvisionnement et alimentation en eau potable, assainissement des eaux usées, gestion des zones humides, prévention des inondations, agriculture, urbanisme…
La réflexion politique découle de la loi sur l’eau de 1992 et s’est développée dans les années 2000. Les Schémas d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) sont liés à des bassins versants donc des limites géographiques qui n’ont rien à voir avec les limites administratives et politiques. Dans le sud-Manche, ils s'étendent principalement autour des trois fleuves de la Baie : la Sée, la Sélune, le Couesnon.
Animatrice d’abord du SAGE de la Sélune, Aurélie est venue élaborer le SAGE de la Sée. Ce bassin versant était plutôt protégé jusqu’ici mais qui doit lui aussi anticiper face au dérèglement climatique menaçant la quantité et la qualité de ses eaux et donc la vie quotidienne de ses habitant.e.s. Il doit s’adapter avec l’aide de la biodiversité végétale et animale, pas seulement agréable mais nécessaire à notre vie.
Pour cela, la Commission locale de l’eau (CLE), instance collégiale qui élabore le SAGE, poursuit ses consultations entamées début avril. Acteurs et usagers de l’eau peuvent apporter de l’eau au moulin !
Le dossier, qui synthétise trois ans de réflexion, est consultable en mairie et disponible en téléchargement sur le site internet http://www.sage-see-cotiers-granvillais.fr. Vous y trouverez un questionnaire en ligne, disponible jusqu’au 31 mai pour comprendre et prioriser ensemble les mesures à prendre.
Aurélie vient à votre rencontre sur les marchés jeudi 8 mai à Carolles, vendredi 9 mai à Jullouville, samedi 10 mai à Granville et jeudi 15 mai à Saint-Pair. Une réunion publique est prévue également le 15 mai à 18h salle des Mielles de Jullouville. 8 mai 2025
La Rencontre de Sophie
Isigny-le-Buat, 16 novembre 2024
À la grande manif contre l'extension de la méga serre industrielle
Dans le cadre de ses podcasts à la rencontre de celles et ceux qui font le territoire, Sophie a tendu son micro aux manifestant.es de la marche festive pour une agriculture respectueuse des humains et de la terre, organisée à Isigny-le-Buat le 16 novembre 2024 par la Confédération paysanne de la Manche et le Collectif STOP tomates industrielles.
Dernières prises de parole devant la serre lors de la manifestation du 16 novembre 2024 © Isabelle Bordes
Opposé.es à un projet qui consomme des terres agricoles pour des tomates sous serres chauffées destinées à l’exportation et hors-sol tout en se servant de l’image du Mont-Saint-Michel, les manifestant.es ont défendu au contraire la production locale et paysanne de vraies tomates de saison qui ont du goût et des nutriments, bonnes pour la terre et pour les humains. La journée s’est terminée dans une ferme locale par un dîner de produits locaux et de danses au rythme du groupe folk On s’prend pas l’chou.
Ce podcast donne la parole à des citoyens-citoyennes d’Isigny, de Normandie et de l’Ouest, reprend quelques extraits de discours et de musiques, ainsi qu'en générique, l’hymne de la Confédération paysanne, "Paysannes Paysans".
Par ordre d’apparition :
- Juliette Beurier, médecin à Isigny, un couple venu de Savigny-le-Vieux et Damien qui ne veulent pas de serres de tomates hors-sol,
- Lieutenant du mouvement des Street médics, venue de Rennes et porteuse de projet élevage à la Confédération paysanne,
- Aurélien Marion, co-porte-parole de la Confédération paysanne, coiffé symboliquement de la casquette de Kees van Veen PDG d’Agrocare,
- Gérard Chauvet, Odile Marqué, Christophe Poulain, membres fondateurs du collectif :
- Rémy Pinet, maire du Grippon, et Guillaume Hédouin, conseiller régional écologiste pour qui cette marche donne un message d’espoir contre un projet agro-industriel antisocial
- Isabelle qui lit un texte écrit pour les 7 ans du mouvement des Gilets jaunes,
- Guy Bessin, Annick Briand et Aurélien Marion, de la Confédération paysanne, qui évoquent la question cruciale des terres rendues inaccessibles aux fermiers locaux face aux propositions d’une multinationale,
- Marie en BPREA, future paysanne et sa banderole « Error 404 Futur not found »,
- Deux représentantes de Bio en Normandie qui ont insisté sur l’importance de la saisonnalité des produits,
- Joël Bellenfant pour Terre de liens qui a appelé à la vigilance malgré l’arrêté préfectoral négatif du 8 novembre 2024.
31 mars 2025
31 janvier 2026
