Ça s'est passé près d'cheu nous

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le 18 septembre - Granville & Avranches

Manifestations intersyndicales contre l'austérité (portfolio)
« On travaille dur, mais on ne s'en sort pas ! »


En cette journée de mobilisation intersyndicale, les manifestations ont rassemblé, et c'est notable, plus de 450 manifestant.es à Granville en matinée et au moins 500 personnes à Avranches l'après-midi. La fanfare militante Kollectiv 49.3 a assuré l'animation des deux manifs.

Le reportage photo a été réalisé par Affichage libre.

banderole intersyndicale en tête de cortège à Granville le 18 septembre 2025
banderole intersyndicale en tête de cortège à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
prise de parole à Granville le 18 septembre 2025
prise de parole à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Granville le 18 septembre 2025
Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre

prise de parole à Granville le 18 septembre 2025
prise de parole à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
manifestation à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
manifestation à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte d'orthophoniste vue à Granville le 18 septembre 2025
Le 18 septembre était aussi une journée de mobilisation nationale des orthophonistes (cc) Affichage libre

drapeau palestinien pendant la manifestation à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
drapeau palestinien pendant la manifestation à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
banderole des Thousand Madleens pendant la manifestation à Granville le 18 septembre 2025
banderole des Thousand Madleens pendant la manifestation à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Granville le 18 septembre 2025
à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre

Panoramique du Cours Jonville à Granville le 18 septembre 2025
Vision panoramique du cours Jonville à Granville le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre

drapeaux syndicaux à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
musiciens pendant la manifestation à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
manifestation à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
manifestation à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre

manifestation à Avranches le 18 septembre 2025
en tête de manifestation à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre

pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
pancarte vue à Avranches le 18 septembre 2025
à Avranches le 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre


L'équipe d'Affichage libre

18 septembre 2025


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le 10 septembre - Coutances & Avranches

Bloquons tout ! (portfolio)
« Il n'y a pas de stabilité sans justice sociale »


400 personnes au moins ont répondu à l'appel "Bloquons tout !" à Coutances ce mercredi 10 septembre matin. Après une succession de prises de parole citoyennes et syndicales sur le perron de la mairie, le rassemblement s'est ensuite transformé en manifestation, pendant qu'un blocage avait lieu sur le rond-point de la Louverie (près du centre commercial E.Leclerc).

L'après-midi, sur les coups de 14 heures, à Avranches, les tracteurs de la Confédération paysanne et une cinquantaine de personnes s'étaient donné rendez-vous pour « bloquer » le rond-point de Cromel. Au total, une centaine de manifestant.es se seront relayé.es pour distribuer des tracts et échanger avec les automobilistes, sous l'oeil vigilant des nombreux gendarmes mobilisés pour l'occasion. L'occupation du rond-point fut levée à 18h, une assemblée générale étant prévue à 18h30 dans un lieu associatif d'Avranches.

Le reportage photo a été réalisé par Affichage libre.




















L'équipe d'Affichage libre

10 septembre 2025


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le 3 juillet 2025, 20h - Granville

Ciné-débat avec Manche Nature : « Le vivant qui se défend » ... et contre-attaque


  • Affiche du ciné-débat du 3 juillet à Granville


Le vivant qui se défend ou comment lier action et contemplation, c'était le film proposé jeudi 3 juillet au Select de Granville par l'association Manche Nature suivi d'un débat et d'une remise de prix « Coccinelle » et « Poubelle ».

Un film qui tombe à pic

Alors que le dérèglement climatique s'impose à nous, que la biodiversité disparait sous nos yeux, que notre eau et nos haies sont menacées, devant l'indifférence de certain.es élu.es prêt.es à voter des lois écocides, la sortie de ce magnifique documentaire "Le Vivant qui se défend" de Vincent Verzat, le Youtuber de la chaîne Partager c'est sympa, tombe à pic et interpelle en beauté.

Sorti début juin, ce documentaire avait déjà été vu par 2 000 spectateurs en 18 séances début juillet. Son titre est inspiré du slogan de Notre-Dame des Landes repris par les Soulèvements de la Terre et par l'article de Baptiste Morizot dans la revue Socialter en mars 2020 intitulé : « Nous sommes le vivant qui se défend ».

Le vidéaste part de son expérience de militant filmant les mobilisations écologiques depuis 10 ans et ayant rassemblé une communauté de 310 000 personnes sur Youtube. Sa démonstration à travers une alternance d'images de luttes pour l'eau ou la forêt et d'images d'observations émerveillées (et merveilleuses pour le spectateur) de chevreuils, blaireaux, renards est très forte : pour sauver le vivant, renouons avec les non-humains.

Comme le dit sa jeune nièce découvrant les animaux co-habitant avec elle dans sa rue : « En fait on vit chez eux ».

En 5 actes, Vincent Verzat nous engage dans ses combats, sa prise de conscience de la vulnérabilité de la nature mais aussi des alliances possibles et finalement de la résistance à laquelle nous pouvons toutes et tous contribuer élu.es, syndicats, associations, militant.es et simples citoyen.nes.


  • La soirée de Manche Nature autour du film Le Vivant qui se défend a réuni environ 70 personnes au cinéma de Granville jeudi 3 juillet
    La soirée de Manche Nature autour du film //Le Vivant qui se défend// a réuni environ 70 personnes au cinéma de Granville jeudi 3 juillet (cc) Affichage libre

Un débat riche en idées sur le plan national et surtout local

Malgré les nombreux rendez-vous ce soir-là à Granville (Sorties de bain et réunion de la route Granville-Avranches), environ 70 personnes étaient venues et ont participé au débat, animé par Laura Touvet, présidente de Manche Nature, et Marcel Jacquot membre de cette association et d'autres à Granville. De route, il a été question notamment avec la route Granville-Avranches avec plusieurs actions possibles : répondre à la (CNDP) et ouverte jusqu'au 22 septembre 2025, ou participer à des mobilisations. Certaines voix ont demandé si cela valait la peine quand on voyait le peu d'avancées ou discutaient les méthodes. « C'est quand les citoyens sortent de la légalité que l'agro-industrie recule », a remarqué l'un des participants.

Après avoir rappelé que « ce sont nos adhérents qui nous font vivre » et que « nous n'avons pas aucune subvention pour pouvoir être libres de nos actions », la présidente de Manche Nature a répondu en détail : « C'est un global. Il y a déjà une enquête, je pense que c'est quand même très important de pouvoir y répondre et s'ils sentent qu'il y a aussi une opposition importante, c'est déjà un premier pas. (...) Les projets routiers dans la Manche, ça date, je dirais que j'en ai fait partie. C'était en 1979 pour le prolongement de la route dite touristique Regnéville-Granville. (...) 15 ans après, nous avons dû créer l'association pour mettre en échec un remembrement illégal, et on a gagné. (...) Je pense que la lutte doit prendre différentes formes. C'est-à-dire qu'il faut tout marier, tout mettre en synchro. »

Marcel Jacquot a rappelé une autre lutte actuelle dans le Calvados : « Le 24 juin, le tribunal de Caen vient d'annuler l'autorisation environnementale sur l'axe Argentan-Flers. Donc la 2X2 voies ne se fera pas. » Il a cité des solutions proposées sur l'axe Granville-Avranches pour limiter la circulation : le covoistop lancé par une autre association, Rencontres granvillaises, le tram-train présenté par le collectif citoyen de défense des axes ferroviaires sud-Normandie...

D'autres sujets ont surgi du film et de l'actualité locale :

  • Le seuil des +1,5°C de réchauffement officiellement dépassé en 2024 et les annonces du GIEC normand d'une moyenne de +3°C d'ici la fin du siècle.
  • l'eau perdant en quantité et qualité même sur notre territoire normand alors qu'elle est essentielle à tout développement économique et toute vie.
  • les haies de notre bocage indispensables également.

« Le Prix Poubelle est attribué... » au député Bertrand Sorre !

Cela a amené au dernier objectif de la soirée : annoncer les prix attribués par Manche Nature tous les ans à celles et ceux qui œuvrent pour ou contre le vivant.

Un prix Coccinelle vient d'être décerné en mai à un pépiniériste d'Hambye, désormais à la retraite, qui a fait de son entreprise, reprise par son fils, un sanctuaire pour les oiseaux.

Le prix Poubelle de cette année est revenu au député Bertrand Sorre pour :

  • son soutien à la 2x2 voies via ses courriers remis au président de la République, aux Premiers ministres MM. Attal et Barnier et la rencontre du 24 juin avec le ministre des Transports Philippe Tabarot, tout ceci afin d'influencer pour que cette route se fasse alors que la loi de décentralisation du 4 mars 1982 donne le pouvoir aux Régions et Départements et la liberté de leur politique.
  • son opposition à la Zone de protection forte (ZPF) pour préserver des espèces comme les maërls sur l'archipel de Chausey,
  • son vote en faveur de la loi Duplomb pour la réintroduction des pesticides dans l'agriculture.

Le prochain prix Coccinelle sera donné en septembre à la Communauté de communes Villedieu Intercom qui défend les haies dans son Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI). A noter que les élus ont annoncé en conseil communautaire du 19 juin le rejet du recours gracieux initié par la Chambre d'agriculture de Normandie contre ce PLUI.

Sophie

9 juillet 2025

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le 9 juin - Carolles

Rassemblement à Carolles en soutien
à la Flottille de la Liberté


Forte mobilisation à 18h ce lundi 9 juin sur la plage de Carolles en soutien en soutien à la Flottille de la Liberté, pour l'aide humanitaire à Gaza et la paix en Palestine !

Le reportage photo a été réalisé par Affichage libre (sauf mention contraire).

Rassemblement en soutien à la Flottille de la Liberté et à Gaza plage de Carolles
Rassemblement en soutien à la Flottille de la Liberté et à Gaza plage de Carolles

Lors du rassemblement sur la plage de Carolles, Patrick Grimberg (LFI) a pris la parole pour dénoncer le génocide en cours à Gaza et l'absence d'action du président Macron
Lors du rassemblement sur la plage de Carolles, Patrick Grimbert (LFI) a pris la parole pour dénoncer le génocide en cours à Gaza et l'absence d'action du président Macron

Dernière minute :
Un rassemblement Stop génocide à Gaza est prévu le samedi 14 juin sur la plage de Carolles à 18h, qu'on se le dise !

Lecture de la lettre de France Palestine par Erwan Saladin (PCF) suivie d'une minute de silence pour toutes les victimes à Gaza et en Cisjordanie
Lecture de la lettre de France Palestine par Erwan Saladin (PCF) suivie d'une minute de silence pour toutes les victimes à Gaza et en Cisjordanie

  • Affiche du ciné-débat du 16 juin
    image Rassemblement_Carolles_5b.jpg (0.1MB)
Rappel par Sophie Leger (Les Ecologistes) des trois rencontres depuis 2024 avec le sous- préfet du collectif pour la Palestine sud-manche (partis NFP, syndicats, associations) pour demander la reconnaissance de la Palestine par la France restées sans réponse, des mots d’Elie Barnavi ancien ambassadeur israélien (« si on n’arrête pas Benyamin Netanyahou, on se sera rendu coupable d’un crime contre l’humanité massive ») et du mouvement citoyen mondial qui se révolte même en Israël
Rappel par Sophie Leger (Les Ecologistes) des 3 rencontres avec le Sous-Préfet d'Avranches du collectif Sud-Manche pour la reconnaissance de la Palestine par la France restées sans réponse et du mouvement citoyen mondial en cours, citant Elie Barnavi ancien ambassadeur d'Israël : « si on n'arrête pas Benyamin Netanyahou, on se sera rendu coupable d'un crime contre l'humanité massive »

Annonces de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) par Bruno Decourchelle de la manifestation le 14 juin à Paris et par Dominique Perron du ciné-débat le 16 juin au Sélect de Granville autour du film From ground zéro avec la présence d'Hussam Hindi, enseignant cinéma, directeur du festival du film palestinien de Rennes, fondateur du festival Travelling
Annonces de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) par Bruno Decourchelle de la manifestation le 14 juin à Paris et par Dominique Perron du ciné-débat le 16 juin au Sélect de Granville autour du film “From ground zéro” avec la présence d'Hussam Hindi, enseignant cinéma, directeur du festival du film palestinien de Rennes, fondateur du festival Travelling

Photo en ligne le long de la mer (une centaine de participants toutes générations confondues)
Photo en ligne le long de la mer (une centaine de participants toutes générations confondues) (c)Godefroy Quintanilla


L'équipe d'Affichage libre

10 juin 2025


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le 30 mai 2025, 20h - Isigny-le-Buat

Cent personnes réunies contre le nouveau projet de serres de tomates industrielles à Isigny-le-Buat


  • Réunion publique du collectif Stop Tomates


Le vendredi 30 mai 2025, une réunion publique a rassemblé une centaine de personnes opposées à l’extension des serres géantes à Isigny-le-Buat, organisée par le collectif Stop Tomates industrielles et la Confédération paysanne à la salle de La Mancelière (Isigny-le-Buat).

Le projet, porté par la multinationale néerlandaise Agrocare, vise à étendre les serres déjà existantes (12 hectares) à Isigny-le-Buat.
  • Un premier projet a été déposé en février 2024 visant une extension de 20 hectares.
  • Le 18 avril 2024, la Commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF) avait donné un avis négatif (avis consultatif) à ce projet.
  • Le 12 novembre 2024, le Préfet a refusé l’autorisation environnementale.
  • En avril 2025, Rik Van Den Bosch, PDG des entreprises locales d’Agrocare, a annoncé un nouveau projet. Celui-ci vise une extension de 16 ha de serres et comprend des mesures d’accompagnement. « Dès que notre société entrera en activité commerciale, après la construction des nouvelles serres, nous apporterons à la municipalité d’Isigny-le-Buat un mécénat de 300 000 € dans le cadre d’un projet d’intérêt général sur cinq ans », assure le patron. Il annonce aussi vouloir participer au devenir du bâtiment de l’Auberge pour «assurer un développement sur le long terme de l’offre en logements locatifs ». Il s’agit d’un ancien commerce fermé en 2017 appartenant à la commune. Etc.

En préambule, Adrien Lechartier, de la Confédération paysanne, a redonné une définition de l'agriculture d'un ancien Larousse : « L’agriculture met en valeur le milieu naturel pour produire de l’alimentation. » Il en déduit que la production hors-sol d'Agrocare a davantage à voir avec l’industrie que l'agriculture. D’autant plus que l’essentiel des revenus de l'entreprise est tiré de la vente d’électricité issue de la cogénération (fabrication de chaleur pour les serres en même temps que l'électricité). Il a évoqué également un phénomène de désagronomisation (spécialisation, perte de connaissances et de biodiversité) qui accompagne la généralisation de la production industrielle hors sol de tomates.

Un projet néfaste sur le volet environnemental

Ensuite plusieurs intervenants ont soulevé diverses problématiques. Sur le volet environnemental, et tout d’abord sur l’eau, alors que le préfet vient d’activer le niveau de vigilance sécheresse, l’artificialisation du sol ne permettra plus le ruissellement des eaux de pluie et pourrait avoir un impact sur la zone humide. La consommation d'eau de 12 hectares de serres actuelles équivaut à 200 hectares de plein champ. Il y aurait 183 000 m3 d’eau de pluie ainsi récupérés, ce qui correspond à 2 ans de consommation de la commune d’Isigny-le-Buat.

Concernant la pollution lumineuse, nuisance constatée avec les premières serres alors que celles-ci ne devaient pas avoir d’éclairage nocturne, l’entreprise propose des aménagements paysagers, notamment un talus de 3 mètres de hauteur. Mais pour les riverains, cela ne changera rien puisque les serres font 7 mètres de haut. Pour la faune, la pollution lumineuse a un impact à 10 km à la ronde, et il faut penser également à l'impact des serres de Brécey.

Enfin dans les plans d’extension, il est prévu une nouvelle entrée des serres par la route du château d’eau. Il passe actuellement 4 à 5 camions par jour, flux qui devrait être au minimum le double si le projet d'extension se faisait malgré tout. Or cette route n’est pas adaptée, ne permettant pas le croisement. Il serait alors demandé à la commune d'aménager cette voie.

Un projet néfaste sur le volet social

Sur le volet social, l’entreprise fait appel principalement à une main d’œuvre étrangère originaire de l’Europe de l’Est, de Turquie ou aujourd’hui d’Amérique latine.

Si les contrats de travail ne sont pas toujours traduits dans la langue d’origine, ceux-ci comportent une clause de confidentialité que l’on peut estimer abusive dans la mesure où celle-ci est générale alors qu’une clause de confidentialité ne poursuit normalement qu’un seul objectif : la protection du savoir-faire de l’entreprise. Celle-ci est bien rappelée à ces travailleurs qui ont ainsi du mal à parler de leurs conditions de travail difficiles pour la plupart.

C’est l’entreprise qui prend en charge le logement, moyennant retenue sur la fiche de paie, en louant des maisons dans les environs. Dans l’une, située à Isigny-le-Buat, selon le journaliste de Reporterre, environ dix-huit personnes y habitaient en 2024.

C’est aussi l’entreprise qui se charge du transport entre le lieu d’hébergement et le lieu de transport. Tout est fait pour rendre opaque les conditions d’emploi et invisibiliser ces travailleurs déracinés. Selon un agent du renseignement territorial, l’inspection du travail a été accueillie par les avocats de l’entreprise et n’a pu avoir accès aux locaux.

« La municipalité n’a pas tous les pouvoirs. Le seul qui peut arrêter ça, c’est le consommateur » Jean-Yves Leforestier, adjoint à la maire d'Isigny-le-Buat

Après plusieurs questions de la salle, un adjoint au maire présent, Jean-Yves Leforestier, a pris la parole. Il a rappelé qu’à l’origine, en 2015, au moment des difficultés des abattoirs AIM de Sainte-Cécile, ce projet de serre avait été vu comme pouvant apporter de l’emploi. Ajoutant : « Ce qui était prévu n’a pas été tenu. »

Sur le projet en cours, la municipalité n’est pas restée sans rien faire, a-t-il expliqué : « On a interpellé les sénateurs. Le dossier est monté à Paris car il y a des choses qui ne sont pas normales. » À la question « combien les serres rapportent-elles au budget de la commune », il n'a pas répondu, se contentant de reprendre les arguments de l’absence d’intégration des ouvriers sur la commune et du peu d’activité commerciale générée.

Enfin, à la question sur la position de la mairie sur le permis de construire, il évacue : « La municipalité n’a pas tous les pouvoirs. Le seul qui peut arrêter ça, c’est le consommateur » ce qui, en filigrane, traduit la position d’une partie des élu.es.

En réponse, le représentant de l'association Manche Nature a déclaré : « On combattra le permis de construire. Si la mairie signe, vous serez attaqués en justice. »


  • Pancarte du collectif Stop Tomates industrielles
    (cc) Affichage libre

Interroger les habitants

Pour conclure, Gérard Chauvet, du collectif Stop tomates industrielles, a appelé à poursuivre la mobilisation et appelé les élu.es à interroger les habitant.es sur ce projet. Signer ce permis avant les municipales serait un véritable déni de démocratie !


  • Tomates de la marque tomates du Mont-Saint-Michel achetées le 3 mars, puis placées dans un ancien garde-manger, garde-manger placé dans un endroit frais. Le 30 mai, elles commencent à flétrir. Des tomates cultivées en pleine terre seraient à cette date impropres à la consommation.
    Tomates de la marque tomates du Mont-Saint-Michel achetées le 3 mars, puis placées dans un ancien garde-manger, garde-manger placé dans un endroit frais. Le 30 mai, elles commencent à flétrir. Des tomates cultivées en pleine terre seraient à cette date impropres à la consommation (cc) Affichage libre

Mini-revue de presse


  • La Gazette de la Manche, Auria Boukar, « Serres à tomates à Isigny-le-Buat : l’entreprise revoit son projet et s’engage auprès de la mairie », 01/05/25 (article)
  • Ouest-France, Céline Avot, « "C’est un alibi": ces serres géantes de tomates sont utilisées pour produire de l’électricité », 28/05/25 (article)

L'équipe d'Affichage libre

26 juin 2025

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le 1er mai - Avranches

Manifestation du 1er mai à Avranches (portfolio)


La Journée pour les Droits des Travailleurs et des Travailleuses a réuni plus de 150 personnes devant la mairie d'Avranches. Dans les traditionnelles prises de paroles des syndicats, la paix et la montée du fascisme ont côtoyé les thématiques sociales actuelles.

Le reportage photo a été réalisé par Emilie.

Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches

Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches

Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches


L'équipe d'Affichage libre

2 mai 2025


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le 17 mars 2025, 20h - Granville

Libye-Sarkozy : enfin tout comprendre


  • Le film documentaire de Mediapart sur l'affaire Sarkozy-Kadhafi



Des millions qui valsent, des intermédiaires louches, un président, des terroristes… il faut bien un journaliste de Mediapart pour essayer d’y voir clair ! Lundi 17 mars, Affichage libre a réuni plus de 110 personnes au cinéma le Select, à Granville, pour la projection du film de Yannick Kergoat, Personne n’y comprend rien, suivie d’un débat avec Michel Deléan, du pôle enquête de Mediapart.

Alors que se termine en cette fin mars le procès de l’affaire politico-financière des financements libyens dite « affaire Sarkozy-Kadhafi », cet excellent documentaire qui se regarde comme un thriller pédagogique permet au spectateur de comprendre le travail d’investigation effectué depuis 2011. Pendant plus de 10 ans, plusieurs journalistes de Mediapart, site d'information independant, ont enquêté, vérifié et tiré les fils de ce nœud de liaisons dangereuses.

« Personne n’y comprend rien » semble se rassurer Nicolas Sarkozy à l’occasion d’une interview, mais c’était sans compter sur le courage de ces journalistes et de ces juges, accusés de tous les maux, ni sur leur ténacité face à cette impunité dont croient jouir certains grands « serviteurs » de l’État et politiques les plus hauts placés. Tandis qu'on fait face, médusés, aux extraits de leurs démentis devant les caméras de télévision, les journalistes Fabrice Arfi et Karl Laske nous expliquent les faits avec quelques grands témoins comme François Molins, l’ancien procureur général près la Cour de cassation.

Après avoir vu le film, tout le monde comprend tout ! Ce documentaire passionnant, né de l'envie commune du réalisateur et de Mediapart, a été produit grâce à une campagne de financement participatif, dans laquelle plus de 10 000 personnes ont donné plus de 500 000€.

Quelques questions à un des journalistes de Mediapart


Le collectif Affichage libre s’inscrit dans une démarche citoyenne qui a à cœur de créer du lien, du dialogue et du débat. Dans cet objectif, ses membres avaient invité un journaliste du pôle enquête de Mediapart, Michel Deléan, pour répondre aux nombreuses questions du public. Voici un extrait de ces échanges qui ont duré plus d'une heure.

Recevez-vous des pressions, des menaces ?

« Nous n'avons pas d’actionnaires ni d’annonceurs à Mediapart donc nous avons une liberté d’action. Les cas de menaces viennent plutôt de milieux criminels. Mais nous subissons une véritable guérilla judiciaire, avec des procédures bâillons [ces procès intentés pour gagner du temps et faire perdre de l'argent à des médias indépendants, NDLR]. Depuis 17 ans, nous dépensons 20 000€ tous les mois en frais d’avocat. 300 procès et seulement 5 perdus. »

Comment travaillez-vous, par rapport à la police et la justice ?

« Justice et police ont des moyens qu’on n’a pas, comme les perquisitions. Il y a le parquet national financier. Cela dit, les policiers anticorruption sont en effectif insuffisant. Dans l’affaire Benalla [durant laquelle Mediapart a été perquisitionné, NDLR], l’État a été condamné pour une perquisition litigieuse qui portait atteinte à la liberté d’expression et au secret des sources. »

Vous avez publié des éléments d’instructions. Comment est-ce possible et est-ce qu’on peut tout publier ?

« Aucune procédure judiciaire n’est étanche. Des gens parlent parce qu'ils veulent se défendre. Publier des pièces de dossier, c’est problématique mais dans le cas de cette enquête, il s'agissait d'éléments débattus dans le procès. »

Une fois que vous êtes alerté.es, comment procédez-vous ?

« On vérifie les sources, on authentifie les documents, on recoupe … Il n’y a pas de source désintéressée : on peut parler par vengeance, pour se faire mousser… On voit si cela peut être traité par nous, si c’est local, on envoie à des partenaires en région (Splann en Bretagne, Le Poulpe en Normandie…).On reçoit beaucoup de mails. On trie. On vérifie. C’est long. Il faut trouver des spécialistes. Parfois cela n’aboutit pas mais il vaut mieux ça plutôt que se planter. »

Des conseils pour un media local ?

« Être courageux. Avoir des relais. Garder son indépendance. Intéresser le maximum de gens. Traiter l’information différemment. L’avantage avec internet, c’est que c’est moins cher pour se lancer que dans le papier. Ça se fait de plus en plus partout. Mais c'est plutôt dans les grandes villes. Comme Mediacités par exemple. »

Est-ce plus difficile de cacher des choses actuellement ?

« Il y a eu des affaires à toute époque et cela ne semble pas s’arrêter. Le 31 mars, ce sera le jugement du procès du RN et de Marine Le Pen. »

Quand les faits que vous sortez n’ont pas le retentissement qu’ils méritent, ou bien lorsqu’on dit que c’est de la déstabilisation de la part de la gauche, comme aujourd’hui pour l'affaire Bétharram), n’est-ce pas un peu décourageant ?

« Julia Cagé dit dans le film qu’on a subi le mépris puis la jalousie des autres médias mais aussi que certains médias prennent parti : par exemple Lagardère a pris Nicolas Sarkozy dans son Conseil d‘administration. Aujourd’hui, on est davantage écouté. Mais les dénégations de ministres font plus de bruit. Mais pour Bétharram je suis confiant, les combats contre les violences scolaires vont l’emporter. »

Qu’est-ce qui vous fait tenir ?

« Je dirais l’esprit d’équipe, la satisfaction de faire aboutir nos enquêtes. »

Et pour le public venu nombreux et ses organisateurs, ce ciné-débat à la fois inquiétant et réconfortant semble avoir atteint ses objectifs : informer, expliquer et susciter la réflexion sur les remparts qu’il nous reste pour la démocratie en ces jours où elle semble menacée un peu partout dans le monde.


L'équipe d'Affichage libre

31 mars 2025

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Ça s'est passé près d'cheu nous...

le 8 mars 2025 - Saint-Martin-des-Champs

Réflexion, échanges, théâtre et musique pour la journée du 8 mars à Saint-Martin-des-Champs (portfolio)


À l’occasion du 8 mars, Journée internationale du droit des femmes, l’Union locale du syndicat CGT d’Avranches a organisé, dans la salle socioculturelle de Saint-Martin-des-Champs, une série de rencontres et débats sur les thèmes : éducation, travail, violences sexistes et sexuelles. La journée s'est poursuivie de manière plus festive avec du théâtre et de la musique. Cette initiative a regroupé 150 participant.e.s, parmi lesquels Nathalie Bazire, secrétaire confédérale de la CGT.

Le reportage photo a été réalisé par Marie Muller.


  • Plaidoirie de Marie Ahariz
    L’initiative a commencé par une projection de la plaidoirie de l’étudiante Marie Ahariz, gagnante du concours départemental organisé par la Ligue des droits de l’Homme.

  • Table ronde violences sexistes
    Table ronde sur le thème des violences sexistes et sexuelles avec des psychologues du CHRS (Centre d’hébergement et de réinsertion sociale) et des membres du collectif Femmes mixité CGT.

  • Table-ronde travail
    Table-ronde sur le thème : les femmes dans le milieu de travail et sur l’égalité salariale

  • Lecture d'un texte d'une femme afghane
    Une militante a lu le texte d'une femme afghane que Chela Noori, présidente de l'association des Femmes afghanes de France, et Alençonnaise, avait partagé le 2 mars sur son compte Facebook

Retrouvez ici la rencontre de Sophie avec Christine Pouquet de la Compagnie Ma Roulotte.

  • Table ronde système éducatif
    Table-ronde sur le thème : la place des femmes dans le système éducatif, avec la participation d'enseignant.es

  • Les Ptites Goules
    La troupe Les P’tites Goules a égayé l'apéro et lancé la soirée festive.

  • Un lieu à nous de Viriginia Woolf
    La compagnie Ma Roulotte a joué Un lieu à nous d'après Virginia Woolf, mis en scène par Christine Pouquet

  • Repas dansant
    Chloé et Reynald ont animé le repas dansant.

L'équipe d'Affichage libre

31 mars 2025


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Ça s'est passé près d'cheu nous...

le 25 janvier 2025, 15h à minuit - Granville

Fête Populaire du NFP Sud-Manche : une réjouissante première !


  • Affiche de la Fête Pop du NFP Sud Manche à Granville le 25 janvier 2025
    Affiche de la Fête Pop




Mais enfin, comment faire gagner la gauche dans le Sud-Manche ? Plutôt que de sombrer dans la déprime, le Collectif NFP Sud-Manche a décidé d’organiser une belle journée de débats et de fête. Dans un contexte national et international pourtant difficile, plus de 250 personnes se sont relayées dans la salle du Hérel, à Granville, samedi 25 janvier. Militant.es et citoyen.nes ont bien senti l’urgence de faire corps, de lutter contre la poussée de l’extrême-droite et de faire éclore des projets. Avec en toile de fond cette question : que peut proposer la gauche dans nos territoires ruraux ?

Trois ateliers d’échanges bien suivis

Dans un décor chaleureux, avec un coin pour les enfants, un coin librairie, une buvette de produits locaux (Meuh Cola, bière Poisson, jus de pomme de Port d’attache…), le public pouvait circuler entre trois espaces d’ateliers riche d'affichages divers et instructifs et choisir d’y participer. Plusieurs associations étaient représentées : le Comité de défense des usagers de l'hôpital de Granville, le comité Manche Droits des femmes, le Collectif de défense des axes ferroviaires Sud-Normandie... La fréquentation des ateliers (une trentaine de personnes chacun) et les restitutions devant l'assemblée ont montré l'intérêt d’échanger et partager les expériences : 

  • L'atelier Ruralité a relevé que les idées de gauche ont encore du mal à percer localement et que les gens ne voient pas que l’extrême-droite vote contre le bon fonctionnement de nos territoires. Face à des jeunes qui disent avoir du mal à rester dans le Sud-Manche, des solutions sont apparues comme des projets de tiers-lieux pour créer du lien et s’entraider. Car, outre les problématiques des mobilités et du logement, les habitants ressentent un besoin de lieux d’échanges, de moyens de communication, afin de mieux aménager l’existant. Via une aide aux associations volontaristes et par le biais de nécessaires services publics présents et adaptés, à l'écoute des habitants.  
  • L'atelier Politique municipale, telle qu'elle se pratique et pourrait se pratiquer à gauche, a montré que de nombreux domaines essentiels sont concernés par le niveau municipal : école et cantine, pôle santé, logement, culture, voirie et accessibilité, espaces verts… Beaucoup d'actions sont « possibles, possibles et encore possibles », même en milieu hostile, pourvu qu'on pratique le dialogue, la concertation... et la diplomatie à haute dose dans un coin majoritairement à droite, sans rien abandonner des valeurs essentielles de la gauche. 

  • Atelier médias lors de la fête pop du 25 janvier 25 à Granville
    Atelier médias lors de la fête pop du 25 janvier 25 à Granville
  • L'atelier médias a permis de vérifier l'attente du public, effrayé par la mainmise de milliardaires et d'hommes politiques d'extrême-droite sur l'information, lassé aussi du sensationnel, des drames en boucle et du « saccage du langage ». La présentation du projet de média en ligne participatif affichage-libre.fr que prépare le collectif depuis le mois de novembre a donc reçu un bon accueil, puisqu'il se propose d'entendre et de faire entendre les habitant.e.s du Sud-Manche, y compris celles et ceux qu'on n'écoute jamais, y compris celles et ceux qui votent à l'opposé du NFP. L’objectif ultime de ce média étant de favoriser « l'entente » entre les différents habitants et combler un peu le fossé qui se creuse selon les votes.

  • Trois intervenants nationaux invités

    Le débat qui a suivi a réuni sur l'estrade trois politiques nationaux : Sébastien Fagnen sénateur PS de la Manche et Julie Ozenne députée Les Ecologistes de l'Essonne native du Sud-Manche, ainsi que Jonathan Dubrulle agronome animateur de la commission Agriculture, pêche et forêt du PCF. La discussion a fait entendre des nuances dans la façon d'aborder les questions de ruralité ou de services publics, ou de contrer et faire diminuer l'emprise des idées d'extrême-droite, avec des élus plus ou moins attachées à la prééminence des partis mais d’accord pour rappeler l'urgence de s'engager à gauche (parti, syndicat, collectif …), dans le contexte actuel dangereux pour la démocratie, le climat, les avancées sociales.

    Le public a interrogé ou interpellé les élu.es sur des questions générales ou très concrètes : comment faire, dans un village marqué à droite ou qui refuse de parler politique, pour faire émerger des idées ou des projets de gauche, comment lutter contre l'agro-industrie qui confisque des terres agricoles, comment valoriser tous les atouts du port de Granville, comment attirer des jeunes cadres dans les campagnes, comment éviter le désintérêt de la jeunesse pour les élections, sauver les écoles et collèges ruraux et développer l'exercice de la démocratie locale …

    Sébastien Fagnen a insisté sur la nécessité de « lutter d'abord pour le logement et la santé, de refuser le cumul des mandats vu comme une confiscation du pouvoir, de profiter de la baisse des effectifs scolaires », « la France ayant les classes les plus chargée d’Europe », comme l’a rappelé Julie Ozenne. L'élue écologiste a aussi souligné « l'importance de maintenir des services publics », évoquant notamment son attachement aux hôpitaux du Sud-Manche) et « la nécessité pour contrer les valeurs d'extrême-droite d'aller sur le terrain parler avec tout le monde, surtout celles et ceux qui se sentent mis à l'écart » car, a-t-elle insisté « l’électeur doit devenir acteur ». Jonathan Dubrulle a insisté sur « la question centrale du travail, le danger de la massification de la production qui nous éloigne du vivant, l’importance de ne pas laisser le terrain de l’éducation au privé et de développer la formation continue et entre pairs ». Tous les trois ont insisté sur l’importance d’éviter l’éclatement en plusieurs communautés, « l'archipélisation de la société française » selon Jérôme Fourquet cité par

    Jonathan Dubrulle, en trouvant des points communs, des liens entre les habitants : l’agriculteur indépendant lui aussi victime du capitalisme mondialisé, le pêcheur qui doit sauver sa ressource, le randonneur qui veut préserver son cadre naturel…  

    Et après ?


    • Yann Forestier et Mick à la fête pop du 25 janvier à Granville
      Yann Forestier et Mickael Renggli à la fête pop du 25 janvier à Granville - dessin de Philippe Duhem

    Les discussions ont continué ensuite autour de la buvette ou devant les deux food-trucks pris d’assaut, au son du slam de Philippe Leboucher, du jazz du groupe Cheer'n see, Hear on ! de Yann Forestier puis du blues-rock de Mickael Renggli. On en a même vu certains danser sans se lasser, jusqu'à l'heure de tout ranger et nettoyer. La journée a réuni des personnes de toutes générations, venues du Sud-Manche mais aussi du Coutançais, du Cotentin, voire de Caen ou de l'Orne. Beaucoup d'entre elles ont dit le plaisir de se retrouver nombreux et de puiser ainsi des forces pour agir ensemble. Plus d'une trentaine ont laissé leurs coordonnées pour être tenus au courant ou s'engager avec le collectif. Une vingtaine de réunions ont déjà eu lieu depuis l'été 2024, et d’autres vont suivre sur tout le territoire. Le 25 janvier, cette 1ère fête populaire, qui portait bien son nom, a redonné du lien et du courage au service de l’écologie et de la solidarité dans le sud-Manche. Elle marque les débuts prometteurs d’une aventure collective ouverte à qui voudra.

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    31 mars 2025

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    10 septembre 2025

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