Quelle(S) sécurité(S) pour quelle(S) Europe(S)?
Soirée-débat animée par Dominique Guibert, ancien secrétaire général de la Ligue des droits de l'Homme et ancien président de l'association européenne de défense des droits de l'Homme.
Ça s'est passé près d'cheu nous...
le 1er mai - Avranches
Manifestation du 1er mai à Avranches (portfolio)
La Journée pour les Droits des Travailleurs et des Travailleuses a réuni plus de 150 personnes devant la mairie d'Avranches. Dans les traditionnelles prises de paroles des syndicats, la paix et la montée du fascisme ont côtoyé les thématiques sociales actuelles.
Le reportage photo a été réalisé par Emilie.
























2 mai 2025
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Les infos graphées
Contournement sud-est d'Avranches #1 Pourquoi une nouvelle route ?
Nouveau projet routier porté par le département de la Manche, le projet de contournement sud-est d'Avranches fait débat. Explications sur les raisons et les caractéristiques du projet en infos graphées.
Sources
- Site internet du Conseil départemental de la Manche > Concertation préalable au contournement sud-est d'Avranches (documents)
- Site de la CNDP, Commission Nationale du Débat Public (documents)
- Ouest-France, "Contournement sud-est d'Avranches : les riverains restent vigilants", 22 juillet 2025 (article)
- L'Agriculteur normand, Sandrine Bossière, "Contournement sud-est d'Avranches: en quête de trouver un compromis pour la fin d'année", 8 juillet 2025 (article)
- Ouest-France, Audrey Vayré, "Contournement sud-est d'Avranches : le combat et de ces élus et entrepreneurs pour la déviation", 27 mai 2025 (vidéo)
- La Manche Libre, "Contournement sud-est : ils sont pour le projet et expliquent pourquoi", 27 mai 2025 (article)
- La Gazette de la Manche, Auria Boukar, "Saint-Loup : les élus votent une motion contre le contournement sud-est d'Avranches", 9 mai 2025 (article)
- La Manche Libre, "Il s'opposent au contournement sud-est d'Avranches", 8 avril 2025 (article)
- Ouest-France, "Contournement sud-est d'Avranches : plus de 500 personnes ont donné leur avis", 4 avril 2025 (article)
- Pétition "Non au contournement sud-est d'Avranches"
- Entretiens avec des membres du collectif contre le contournement sud-est d'Avranches
- Sources audio : lasonotheque.org, universal-soundbank.com, Sound Fishing Bruitages
8 septembre 2025
Ça s'est passé près d'cheu nous...
le 10 septembre - Coutances & Avranches
Bloquons tout ! (portfolio)
« Il n'y a pas de stabilité sans justice sociale »
400 personnes au moins ont répondu à l'appel "Bloquons tout !" à Coutances ce mercredi 10 septembre matin. Après une succession de prises de parole citoyennes et syndicales sur le perron de la mairie, le rassemblement s'est ensuite transformé en manifestation, pendant qu'un blocage avait lieu sur le rond-point de la Louverie (près du centre commercial E.Leclerc).
L'après-midi, sur les coups de 14 heures, à Avranches, les tracteurs de la Confédération paysanne et une cinquantaine de personnes s'étaient donné rendez-vous pour « bloquer » le rond-point de Cromel. Au total, une centaine de manifestant.es se seront relayé.es pour distribuer des tracts et échanger avec les automobilistes, sous l'oeil vigilant des nombreux gendarmes mobilisés pour l'occasion. L'occupation du rond-point fut levée à 18h, une assemblée générale étant prévue à 18h30 dans un lieu associatif d'Avranches.
Le reportage photo a été réalisé par Affichage libre.
















10 septembre 2025
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Saint-Martin-des-Champs : la mobilisation citoyenne fait reculer le projet d’aire de camping-cars
Ce qui n’était qu’un projet apparemment banal s’est transformé en une véritable bataille citoyenne. À Saint-Martin-des-Champs, au début de l’été, l’annonce de l’implantation d’une aire de 28 emplacements pour camping-cars dans la vallée de la Bourdonnière avait suscité une vive contestation. Un mois plus tard, la mobilisation des habitant·es a porté ses fruits : le projet a été abandonné.
Une contestation rapide et déterminée
Le 24 juin, le conseil municipal d'Avranches avait approuvé le projet d'implantation d'une aire de campings cars sur le site naturel et protégé de la Bourdonnière dans la commune de Saint-Martin-des-Champs.
Le 4 juillet, environ soixante personnes s’étaient rassemblées sur le site pour exprimer leur opposition (cf photo).
Les arguments étaient clairs : la vallée de la Bourdonnière, récemment aménagée et reconnue pour sa richesse naturelle, n’était pas adaptée à ce type d’infrastructure : bruit, pollution, bétonisation, circulation accrue.
Lors du rassemblement, Johann Hélaine, porte-parole du mouvement citoyen, avait rappelé que la Bourdonnière n’était pas un terrain vague, mais un lieu de vie accueillant fêtes, activités associatives et événements familiaux. « La Bourdonnière est un refuge de nature, un espace fragile et vivant. Y installer des camping-cars, c’était prendre le risque de dégrader ce patrimoine commun », soulignait-il.
Un tourisme motorisé sous contrat
C’était avec la société Camping-Car Park, premier réseau européen d’aires de camping-car, que la commune d’Avranches - Saint-Martin-des-Champs devait signer une convention pour une durée de 10 ans.
L’entreprise pornicaise, qui a atteint un chiffre d’affaires de 26 millions en 2024, est bien connue puisqu’elle gère déjà plus de 200 aires de camping-car en France (dont celles du Mont-Saint-Michel et de Carolles) et annonce l’ouverture de 160 supplémentaires en France et en Europe pour l’année 2025.
Une pétition et un courrier au maire
La contestation a vite pris forme : une pétition a circulé, doublant son nombre de signatures pour dépasser les 200 soutiens en quelques jours. Les habitants ont aussi préparé un courrier officiel au maire.
Face à la mobilisation citoyenne, la maire annoncera finalement l’abandon du projet quelques jours plus tard.
Une victoire collective qui résonne plus largement
Cette expérience résonne avec un autre combat citoyen qui fit l'actualité de cet été : la pétition nationale contre la loi Duplomb, lancée deux jours après l’adoption définitive de loi à l’Assemblée nationale et recueillant plus de 2 millions de signatures en seulement quelques jours.
L’été 2025 nous envoie donc un large signal : que ce soit face à un projet local ou à une loi nationale, s’organiser, se rassembler et agir ensemble reste la meilleure manière de se faire entendre.
La Rencontre de Sophie
Avranches, 18 septembre 2025
Paroles de citoyen.nes mobilisé.es
Au moins 500 citoyens et citoyennes de tous âges et horizons se sont retrouvé.es à Avranches, le 18 septembre, pour manifester dans une ambiance musicale mais déterminée à l’appel de l’intersyndicale. Tout en défilant entre la place Littré et la place Patton, éducateurs, paysans, retraité.es, membres d’association et de collectifs, entre autres, ont exprimé leur colère contre la détérioration des services publics, l’injustice sociale croissante et leurs inquiétudes pour l’avenir.
Pendant la manifestation à Avranches,le jeudi 18 septembre 2025 (cc) Affichage libre
Dans le cadre de ses podcasts à la rencontre de celles et ceux qui font le territoire, Sophie a tendu son micro à quelques un.es des manifestant.es mobilisé.es le 18 septembre dernier à Avranches.
Un malaise social généralisé
Dans les secteurs de la petite enfance, du médico-social ou de l’éducation, la même lassitude transparaît : « On demande toujours plus de performance, mais avec de moins en moins de moyens, ce n’est plus tenable », déplore une éducatrice, qui insiste sur la souffrance des professionnels du secteur.
Un enseignant évoque la fermeture de classes et la baisse des budgets dédiés à l’école et à la culture, pointant le manque criant de ressources humaines et matérielles. La précarité des retraites, l’augmentation de la dette publique et le recul de l’âge de départ à la retraite nourrissent également la mobilisation : « On vient pour nos jeunes pour qu'ils puissent avoir la retraite à 60 ans, il n'y a pas de métier facile. Moi, à la fin, je ne dormais plus la nuit à cause de la charge de travail », confie une ancienne agente du Trésor public, marqué par la surcharge et le stress liés à la suppression de postes.
Revendications multiples et solidarité
Face à l’austérité et aux menaces de restrictions budgétaires, certains manifestants insistent sur la nécessité de préserver des services publics efficaces. Pour les agriculteurs, c’est la question de la juste rémunération et de la survie de la petite paysannerie qui prévaut : « Ce sont toujours les mêmes qui profitent du système, jamais les plus petits », estime un maraîcher bio. Pour lui comme pour beaucoup d’autres manifestant.es, la loi Duplomb a été un choc révélateur.
D’autres, membres de collectifs de défense des droits des femmes, rappellent l’urgence de lutter contre les violences sexistes et sexuelles, particulièrement en zone rurale où elles sont davantage invisibilisées. « Donc on va continuer à militer aujourd'hui, les autres jours où il faudra faire grève, aller dans la rue, on sera toujours là. »

Un appel à la justice sociale et à la démocratie
Au fil des échanges, le constat d’une société qui creuse les inégalités se fait quasi unanime. Nombreux sont ceux à exiger une meilleure répartition des richesses, citant la nécessité de mesures plus solidaires comme la taxe sur les hauts revenus : « la taxe Zucman, donc 2% par rapport à des millions ça ne fait pas grand-chose, ça soulagerait un petit peu les finances de l'État, et on a besoin de ça. ».
Au cœur de la manifestation émerge la priorité de l’intérêt général et l’importance d’une solidarité intergénérationnelle : « J'ai été longtemps dans le social, donc la question de la solidarité, je poursuis ça même pendant ma retraite puisque je fais partie d'une association qui œuvre beaucoup pour la solidarité : Essen’SEL [NDLR : Système d'Echange Local] d'Avranches. Et donc ma présence ici est aussi dans cet esprit de solidarité ».
Et l’appel à la démocratie revient sans cesse : « Ça sert à quoi de voter si on n'est pas entendu ? Après on se plaint du taux d'abstention. Mais si on n'entend pas le vote, qu'est-ce qui vous reste en fait ?! » s’exclame une jeune employée. « On n’a pas été entendus dans les urnes, alors on fait entendre nos pas dans la rue », conclut une retraitée.
Cette journée d’action à Avranches très suivie comme dans toute la France semble témoigner d’un malaise profond, mais aussi d’une volonté de défendre un modèle social en danger et de porter haut la voix de celles et ceux qui ont soif de justice sociale et semblent déterminé.es à poursuivre le mouvement.
L’intersyndicale s’est réunie vendredi 19 septembre et donne jusqu’à mercredi 24 à Sébastien Lecornu pour répondre à ses revendications. Les huit principales organisations de salariés pourraient appeler à de nouvelles manifestations si le premier ministre n’apportait pas de réponses à la hauteur de leurs attentes. 22 septembre 2025
